Un chemin vers la réconciliation : développer un programme tenant compte des Autochtones pour les étudiants de premier cycle en counseling
Résumé
Les politiques coloniales au Canada ont entraîné d’importants bouleversements sociaux et des traumatismes intergénérationnels dans les communautés autochtones, contribuant ainsi à des disparités en matière de santé mentale. On estime que les besoins en services de santé mentale des peuples autochtones sont de deux à six fois supérieurs à ceux des peuples non autochtones. En réponse aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation (CVR), les professionnels de la santé mentale, les éducateurs, et les décideurs politiques ont tous souligné la nécessité de disposer de services de counseling et de santé mentale adaptés aux valeurs et aux coutumes des peuples autochtones et fondés sur celles-ci. Il existe cependant une pénurie de conseillers et d’assistants professionnels formés qui possèdent la compréhension, les connaissances, et les compétences nécessaires pour travailler efficacement avec la clientèle et les familles autochtones. Ce rapport décrit un projet entrepris par des formateurs de conseillers dans une université de l’Ouest canadien, afin de fournir des programmes et des ressources adaptés aux Autochtones pour trois cours de premier cycle en counseling. Le développement et l’implantation du projet sont décrits, ainsi que les leçons qu’ils ont pu en tirer. Les principales suggestions pour l’implantation comprennent l’établissement de relations à long terme avec les communautés et les groupes autochtones locaux et la recherche d’un représentant du projet pour en assurer le succès.